Qui sommes-nous ?

Historique

Médecins québécois pour le régime public succède à Médecins pour l’accès à la santé, un regroupement de médecins de diverses régions du Québec : généralistes, spécialistes, médecins de santé publique, universitaires et médecins en formation. Le groupe s’est constitué en 2005 suite au jugement Chaoulli de la Cour suprême qui a levé, au Québec, l’interdiction de l’assurance privée pour les soins et services couverts par le régime public.


Énoncé de mission

La mission de MQRP est de bâtir un système de santé public fort.

MQRP revendique l’application intégrale de la Loi canadienne sur la santé, l’inscription de ses principes dans les lois québécoises et l’extension de la couverture à tous les soins et services médicalement nécessaires.

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Nos moyens

Regrouper des médecins de toutes catégories pour la défense du régime public de santé au Québec et la promotion des principes de la gestion publique, de l’intégralité, de l’universalité, de la transférabilité et de l’accessibilité ;

Proposer des solutions publiques, concrètes et équitables pour l’accès à tous les soins et services médicalement nécessaires ;

Collaborer avec d’autres organisations qui partagent les mêmes objectifs.

Notre conseil d’administration

Camille Bergeron-parent

Conseillère

Xavier gauvreau

Représentant étudiant

mathieu isabel

Conseiller

julian nguyen

Conseiller

Gilles-philippe pagé

Représentant étudiant

camille pelletier vernooy

Conseillère

hubert tessier-grenier

Représentant étudiant

éric tremblay

Conseiller

ziyu xiao

Représentant étudiant

noémie la haye-caty

Secrétaire-trésorière

KARYNE PELLETIER

Vice-présidente

Isabelle Leblanc

Présidente

Les médecins de MQRP

Je m’en souviens comme si c’était hier. Le 1er mai 2008, nous nous sommes retrouvé.es dans le parc Lafontaine au coeur d’une manifestation de travailleurs réunissant 50 000 personnes. Le thème était pour nous : la santé. Je suis monté sur scène pour tenir un bref discours, brandissant une jaquette bleue comme symbole de notre système de santé. Quelques mois plus tard, au milieu de l’été, cette jaquette est devenue le logo de l’organisation que venions de fonder : MQRP. Sans doute pour ne pas oublier que nos actes, nos pensées et nos principes doivent être centrés sur nos patients. Je suis resté six années passionnantes sur le conseil d’administration, occupant de 2012 à 2014 la présidence. En 2012, j’ai publié un livre intitulé « Privé de soins », sorte de synthèse de ces années qui ont constitué pour moi un formidable apprentissage. Entouré de personnes remarquables, articulées, inspirées, aussi convaincues que convaincantes, j’ai appris tout ce qui est important à propos du système de santé, ce qui le nourrit, ce qui le menace, ce qu’il lui faut pour continuer de remplir sa mission. Et aussi comment développer une idée, la pousser dans la sphère publique, la défendre et même lui permettre – parfois – de triompher. Ces gens de MQRP ont fait de moi un militant. Je leur dois beaucoup. Jamais je ne les oublierai.

Alain Vadeboncoeur

Urgentologue et Ancien Président de MQRP

Défendre et améliorer le système public de santé est une nécessité sans équivoque. Un devoir oserais-je dire. Aussi imparfait soit-il, ce système, au sein duquel des milliers de personnes oeuvrent tant bien que mal, représente à mon sens l’essence même de ce qui constitue notre humanité ; la solidarité, le prendre soin, l’écoute, l’entraide, la présence. Si nous perdons de vue ce qui le sous-tend, malgré les critiques parfois légitimes que nous pouvons lui faire, nous oublions le fondement même de ce qui nous unit en tant que société. On sait aujourd’hui que la solitude tue plus de gens que le tabac et l’alcool, ce qui parle en soi. Pour qu’une société soit saine, heureuse, libre et émancipée, elle a besoin d’un sens fort de la communauté qui s’exprime par un filet social accueillant et tissé bien serré qui ne laisse personne tomber entre ses mailles. Le système de santé en fait partie et nous permet à tous et toutes de vivre sans craindre que nous, nos proches, nos voisins, nos enfants, nos plus nécessiteux, se retrouvent sans aide et sans ressources lorsqu’un problème de santé surgit. Par amour, défendons la préservation et l’amélioration du système public de santé !

Marie-Claude Goulet

Médecin de Famille et ancienne Présidente de MQRP

J’ai obtenu mon diplôme en médecine de l’université de Montréal. Je pratique la chirurgie générale et colorectale au nouvel hôpital Notre-Dame, et j’aime l’esprit communautaire et la population desservie par cet établissement. Ma profession, c’est une passion et, dans les dernières années, j’ai eu l’impression qu’on dénaturait l’essence de la médecine avec les changements apportés au réseau de santé. J’ai voulu m’impliquer dans MQRP parce que je crois sincèrement à un accès universel aux soins de santé. Il est essentiel de maintenir une voix pour défendre ce principe au sein des différentes instances publiques et MQRP est là pour ça.

est là pour ça.

Amélie Foucault

Chirurgienne

Près de 17 années se sont écoulées, et je me rappelle encore d’une question qui m’avait été adressée lors de mon entrevue d’entrée en résidence de médecine familiale : « Croyez-vous qu’un médecin de famille a un rôle à jouer dans sa communauté ? » « Oui, absolument ! » m’étais-je empressée de répondre. Mon intuition avait guidé ma réponse, mais c’est mon expérience comme médecin en CLSC, en milieu hospitalier, puis en santé publique et aux soins palliatifs, qui m’a apporté un sentiment de devoir dans la défense des droits des plus vulnérables. «La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain» selon l’OMS. En 2019, on ne peut ignorer les nombreuses études qui démontrent l’impact des déterminants sociaux dans l’état de santé d’une population. On ne peut ignorer non plus le lourd fardeau financier qui accable les personnes que la maladie frappe et qui n’ont pas accès à des soins de santé universels. Par mon appartenance à Médecins québécois pour un régime public, j’ajoute mon nom à la liste de mes consoeurs et confrères qui reconnaissent l’importance de protéger l’accès universel aux soins de santé. Car la santé de nos patients ne doit pas dépendre de leur capacité de payer les soins qui leurs sont nécessaires : c’est une question de dignité humaine !

Élisa Pucella

Médecin de famille en soins palliatifs

As a woman, a mother, and a psychiatrist, I believe in social justice.  As a teenager in the U.S. in the 1960’s, believing in and fighting for human rights became part of who I am. (The WHO has stated that health care is a human right.) In 1976, I moved to Montreal to attend medical school, not knowing what my future would hold. By the time I completed medical school, I fully believed in the Canadian health care system and chose not to return to the U.S., where it was and still is difficult to access health care for those who can’t afford to pay. In my role as emergency psychiatrist, I see patients who arrive decompensated, because they can’t afford the small amount they are expected to pay for their medications. Others have missed appointments or can’t participate in specialized programs because they can’t afford to get there and their transportation is not considered a medical expense. There are those whose conditions have worsened after months on waiting lists (due to insufficient resources), while others who can afford to pay can be seen privately. I became a member of the MQRP after signing the petition last year, asking the government not to give physicians a pay raise, but, to instead, use these funds toward other badly needed health professionals, such as nurses. I would like to do my part to eliminate injustices in the system and help improve access to quality health care.

Judy Glass

Psychiatre

Ma mère nous a toujours répété la chance que nous avions aujourd’hui d’être protégés par un système de santé public et universel. La maladie frappe cruellement et a souvent des impacts importants sur la vie personnelle, familiale et professionnelle. Son père était un agriculteur prospère et exploitait une belle ferme à St-Agapit. Il eut la malchance de souffrir de glaucome, ce qui nécessita de multiples opérations et traitements. Il dut vendre sa terre pour payer ses frais médicaux et déménager dans un petit logement à Québec où il éleva sa famille pour terminer ses jours aveugle. Une société équitable et solidaire doit assumer les risques en matière de santé et ne pas les laisser porter à ses citoyens de façon individuelle. Pendant toute ma carrière de médecin, d’enseignant, de chercheur, de gestionnaire et d’homme politique, j’ai défendu avec vigueur notre système de santé public et universel. J’ai travaillé aussi pour en étendre sa couverture aux soins et services à domicile, afin de l’adapter au vieillissement de la population. À l’aube du XXIe siècle, dans un esprit de solidarité et d’équité, il est important que le financement des soins et services aux personnes âgées et handicapées soient aussi assumés par l’État. Il s’agit d’un combat inachevé qui m’anime toujours..

Réjean Hébert

Gériatre

I am  a retired cardiologist.  After studying medicine in Johannesburg, South Africa and 3 ½ years of military service in World War II, I studied cardiology in London. And there I experienced first-hand the change brought about by the introduction of the British National Health service. In 1957 I was recruited by McGill and the Royal Victoria Hospital where I have taught, practised, and carried out research until my retirement. I was serving  as Dean of Medicine at McGill at the time of the stormy introduction of Medicare in Québec. Having practised medicine in two countries both before and after the introduction of Medicare I have been a passionate supporter of the principal that access to health services be based solely on need , and of the MQRP and of its efforts to restore and preserve such access in Québec. I believe that because of the syndical role of the Québec Federations there is a need for an independent professional  reform group to study and promote healthcare reform in collaboration with the Ministry. My hope would be to see the MQRP extend its mandate to include such a role.

Maurice Mcgregor

Cardiologue

Il y a presque cinq ans, je faisais le choix d’entrer en médecine en ayant la ferme conviction selon laquelle la santé, c’est d’abord une affaire de société. Intéressée par les déterminants sociaux de la santé, l’accès aux soins et les inégalités en santé, je cherche à diversifier mon parcours d’étudiante et à m’exposer à des réalités que je connais peu. Au pré-clinique, cela m’a emmenée à m’engager auprès de l’organisme communautaire Collège Frontière, qui œuvre en alphabétisation, ainsi qu’avec le volet recherche de la clinique SPOT, un superbe modèle de clinique communautaire visant à faciliter l’accès à la santé pour les personnes plus marginalisées.  J’ai aussi eu la chance d’effectuer un stage en santé publique avec Médecins du Monde Argentine, d’occuper un emploi au sein d’un organisme communautaire au Nunavik, de prendre part à une délégation politique de la FMEQ et de compléter deux certificats universitaires, un en service social et un en anthropologie, en même temps que ma formation médicale. Maintenant à l’externat, je prends toutes les opportunités qui passent pour mieux comprendre le monde médical; de Rouyn-Noranda aux Îles-de-la-Madeleine en passant par Chibougamau et bientôt Madagascar, je profite de ma formation et de mes stages pour connaître des populations bien variées et être exposée à de nombreux modèles de soins de santé. Je constate ainsi chaque jour l’importance d’un système de santé accessible, égalitaire et surtout, humain. Pour moi, être membre de MQRP, c’est supporter une organisation intègre qui défend impeccablement notre système de santé public et l’accès à celui-ci. MQRP, c’est un réseau de professionnel-les engagés, conscientisés et motivés : par les temps qui courent, sa voix est pertinente et plus que nécessaire! Nos patient-es ne s’en porteront que mieux.

Lauréanne Dussault

Étudiante en médecine

J’ai lu quelque part qu’une grande partie des étudiant.e.s en médecine commencent à perdre leur empathie en entamant leur troisième année, c’est-à-dire l’externat. Étant moi-même dans cette année charnière, je vois comment on peut y vivre une fatigue de la compassion, peut-être à cause de l’épuisement, ou du temps limité auprès des patients. Je pense surtout que c’est une conséquence de l’impuissance que l’on ressent dans un système de santé qui ne répond pas aux besoins.  Je l’ai vécu lorsque j’ai annoncé à un nouvel arrivant qu’on ne pouvait lui offrir de traitement car il n’a pas une assurance santé valide. Ou lorsqu’une patiente de Wakeham Bay m’expliquait sa difficulté à manger sainement étant donné le coût des aliments. Pour moi, combattre cette fatigue de la compassion passe par une implication pour un système de santé public, équitable et humain. Militer pour l’assurance médicaments universelle, ou pour l’accès aux soins de santé pour les migrants sans statut, ça a été un remède anti-cynisme qui m’a permis de voir une lueur d’espoir en me concevant notre système de demain. Je m’implique dans MQRP par optimisme, par devoir de faire bouger les choses, ou parce que je refuse de laisser gagner la fatigue. Je pense qu’on le fait tous aussi pour ces patients devant lesquels on s’est sentis impuissants une fois, en se disant qu’on réussira forcément de faire changer les choses un jour.

Djamila Saad

Étudiante en médecine

Lorsqu’on m’a enseigné la médecine, l’approche était simple. Pour chaque maladie à laquelle nous serons confrontés, il existe plusieurs choix de traitements pour les traiter. Arrivé en clinique, la réalité était toute autre. Je me rappellerai toujours de mon stage en médecine de famille, où la moitié des patients qui rentraient en consultation avaient besoin de voir un psychologue ou un physiothérapeute. S’ils voulaient recevoir les soins nécessaires, les patients devaient se tourner au privé ou attendre des mois pour des problèmes qui leur causaient souffrance dans l’immédiat.  On se fait toujours dire que les études, en médecine, c’est difficile. On pense habituellement aux longues heures, à la quantité de matière, à la proximité avec la maladie. Pourtant, rien n’était plus difficile que d’être confronté à notre impuissance face aux limitations du système. M’engager dans un MQRP, c’est d’abord pour moi une opportunité de mieux comprendre les enjeux et les complexités du système de santé, particulièrement la menace perpétuelle de la privatisation. Surtout, c’est délaisser ce sentiment d’impuissance, puiser dans l’énergie d’autres médecins engagés, lutter pour un système de santé qui répondra aux besoins de toute la population, préserver ce joyau de solidarité sociale qu’est un système de santé public et universel.

Julian Nguyen

étudiant en médecine

Depuis la publication de « Nouvelle perspective de la santé des

canadiens »; en 1974 il est bien établi que l’organisation des services de

santé est un des quatre grands déterminants de la santé de la

population avec l’environnement, les habitudes de vie et la biologie

humaine. Par ailleurs, l’expérience de plusieurs pays et la recherche ont

démontré que le coût était une importante barrière à l’accès aux

services de qualité et qu’un régime public universel constituait le

meilleur moyen pour assurer un accès équitable aux services de santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en fait un objectif majeur.

En tant que médecin de santé publique ayant œuvré au niveau de la

pratique, à l’Université Laval (directeur du département de médecine

sociale et préventive et doyen de la faculté de médecine), avec

l’Organisation mondiale de la santé (directeur des programmes pour la

région européenne et directeur de la promotion et de la protection de la

santé au siège mondial) et comme membre du gouvernement du

Québec (ministre de la santé et des services sociaux, ministre de la

recherche, de la science et de la technologie et ministre de la solidarité

sociale, de l’emploi et du travail) j’ai réalisé jusqu’à quel point un régime

public universel était un acquis fragile soumis aux pressions de

nombreux groupes d’intérêt. Le système de santé doit être en progrès

constant pour résister aux attaques, s’adapter à l’évolution des besoins,

intégrer efficacement les innovations et améliorer la santé de la

population. À ces fins, l’engagement social et organisationnel des

médecins et des professionnels de la santé est primordial.

MQRP assume un rôle très important d’information, de mobilisation et

d’influence pour améliorer et consolider le régime public de santé du

Québec et du Canada.

Jean Rochon

Médecin en santé publique

  

La loi sur la santé publique canadienne votée en 1984, a considérablement amélioré la sante générale voire la qualité de vie de l’ensemble de la population canadienne et représente sans aucun doute un atout pour l’ensemble de notre société.  L’accès universelle aux soins de santé fait désormais partie de notre quotidien et nous le prenons tellement pour acquis que nous avons la conviction que le droit à la santé publique et universelle sera là pour toujours. Pourtant, souvent à notre insu, le privé prend de plus en plus de place dans notre système. Actuellement Il représente près de 30% des dépenses totales en santé. Les conséquences de cette présence du privé   sont nombreuses, dont la plus importante est la rétention de ressources humaines (médecins et professionnels de santé) au détriment du publique. Ceci a comme conséquence une augmentation du temps d’attente pour accéder aux soins, ce qui mène de plus en plus de patients à avoir recours au privé, drainant encore plus de personnel de santé du publique, et ainsi de suite. Simultanément, le régime public est pris avec les cas complexes et couteux, laissant au privé (subventionné par l’état) les cas plus légers. Ce système à deux vitesses signifie que l’accès aux soins de santé deviendra de moins en moins égalitaire et entrainera inévitablement des conflits à long terme.  Le bien-être, le bonheur, ne peuvent exister sans une harmonie entre individus. En d’autres termes, le plein bonheur peut uniquement se développer dans une société juste, égalitaire, solidaire et en paix. Si la justice distributive a plusieurs composants, probablement le plus important est l’investissement qu’une société fait pour les soins de santé de tous ses membres. Un système de santé publique qui nous appartient et que nous partageons équitablement est un remarquable exemple de solidarité. L’accès à des soins de qualité, depuis la prévention jusqu’aux soins individuels les plus sophistiqués nous confère un énorme potentiel de croissance autant personnel que collectif. C’est la société dans son ensemble qui en bénéficie. Ce système, nous l’avons. Nous devons le protéger. Nous devons nous impliquer. Parce que  se battre pour améliorer le système public représente le meilleur héritage pour nos enfants et petits-enfants. MQRP est engagé dans la recherche de solutions et dans l’élargissement de la couverture de soins publics. Cette association représente sans aucun doute tout ce que je tiens à cœur et je ne peux que souhaiter qu’en tant que médecins, nous serons de plus en plus nombreux à défendre et à améliorer un régime de santé publique, universel et juste.

Fernando Alvarez

Pédiatre

MQRP a fêté son 10 e anniversaire en 2018. Moi il y a 10 ans, je mettais au monde mon premier enfant. Ce fut mon premier vrai contact avec le réseau de la santé. Je fus enchantée des rencontres avec plusieurs professionnels du système, tous plus attentionnés les uns les autres tout en constatant comment ce système est si précieux… 10 ans plus tard, j’ai délaissé ma profession de l’époque (enseignante – spécialiste en musique) et je suis présentement résidente en médecine familiale à l’UMF St-Hubert. D’origine abénakise, j’ai un fort intérêt envers la santé des Premières Nations et les populations marginalisées ou plus vulnérables. J’espère fortement pouvoir orienter ma pratique future auprès de patients qui n’ont que le système de santé public pour obtenir des soins. Quotidiennement, je côtoie la qualité des services offerts dans notre système, mais comme je l’ai vécu en éducation, je constate également le manque de ressources du réseau public. Même si je ne suis pas active présentement dans le MQRP, celui-ci est pour moi une source d’informations précieuses et je suis fière d’être membre d’un regroupement de médecins qui travaillent et se battent pour le bien commun et pour une société plus équitable ! Continuons à supporter et à promouvoir un régime de santé public fort et accessible à tous !

Julie Cotton

Résidente en médecine familiale

On se vante d’avoir un régime public universel au Canada et il faut en être fier. Par contre, il ne faut pas oublier qu’il n’est public qu’à 70%! Depuis ma résidence en médecine familiale, je réalise que beaucoup des traitements ne sont pas accessibles : physiothérapie, psychothérapie, optométristes, orthophonie, médicaments pas complètement couverts, etc… C’est frustrant en clinique, mais surtout ça ne respecte pas les meilleures pratiques cliniques, et donc, on offre souvent des traitements ‘’adaptés’’ et non optimaux. Le système de santé n’est qu’une composante de la santé d’une population.  La maladie est souvent la résultante de déterminants sociaux, qui dépassent largement les choix personnels. Bien trop souvent, les plus malades sont ceux qui sont frappés de plein fouet par les inégalités sociales et l’isolement social. Ainsi,  le système de santé doit pallier aux inégalités en offrant des services COMPLÈTEMENT accessibles à TOUS. Le système public fait partie de notre identité et c’est une nécessité de le défendre pour l’améliorer. Merci MQRP de partager votre fierté et votre passion pour la défense de notre système public de santé. Peace, love, MQRP! 

Christine Ouellette

Médecin de famille

Je pratique au Nunavik, auprès de la population Inuit du Québec depuis maintenant 2 ans. J’ai connu le regroupement d’MQRP durant mes études en médecine à l’université de Montréal. J’ai assisté à quelques réunions, ce qui m’a permis de comprendre plusieurs enjeux d’un système public de santé. Entre autre, les effets néfastes d’une logique marchande dans les soins aux patients; la santé étant un domaine franchement lucratif, de par la vulnérabilité des patients. De ma perspective du Nord, il est indispensable que notre système de santé demeure public. Travaillant dans une communauté éloignée, avec de multiples déterminants sociaux la rendant vulnérable, une logique privée ne tiendrait pas la route. Un système public permet des soins égaux à tous. Voilà pourquoi je désire défendre et améliorer notre système de santé public.

Isabelle Laverdière

Médecin de famille