Communiqué

Les médecins demandent la couverture publique de toute l’imagerie médicale au Québec

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10 avril 2013Les médecins demandent la couverture publique de toute l’imagerie médicale au Québec


MONTRÉAL, le 10 avril 2013 /CNW Telbec/ – Les médecins et les étudiants en médecine du Québec demandent au gouvernement d’assurer la couverture publique de toute l’imagerie médicale, un maillon essentiel des soins offerts aux patients.

Rappelant que plusieurs examens (échographie, SCAN et résonance magnétique) sont défrayés par les patients quand ils sont réalisés hors de l’hôpital, ils demandent de mettre fin à ces exceptions à la Loi sur l’assurance-maladie, afin d’améliorer l’accès des patients et le fonctionnement du système de santé. Ils soulignent également qu’il est possible de couvrir dès maintenant l’échographie, dont les coûts et les modalités sont déjà bien balisés.

« C’est d’abord une question d’équité. Les patients doivent avoir accès aux examens selon leurs besoins de santé et non leurs moyens. L’exception pour l’imagerie hors hôpital n’a donc aucune raison d’être », a plaidé le Dr Alain Vadeboncoeur, président de Médecins québécois pour le régime public (MQRP), organisation à l’origine de cette prise de position. « La situation du Québec est une exception au Canada. Une meilleure intégration des ressources en radiologistes, en technologues et en équipement, dont le Québec est bien pourvu, permettra de diminuer l’attente. Mais le gouvernement paraît hésiter, alors il faut y voir » a-t-il ajouté.

La Dre Ruth Vander Stelt, présidente de l’Association médicale du Québec (AMQ), a renchéri: « Les examens d’imagerie sont médicalement nécessaires. Qu’ils soient dispensés dans des établissements publics ou dans des cliniques indépendantes, le patient ne devrait pas en assumer les coûts », ajoutant qu’avec « une meilleure coordination des installations d’imagerie en établissements et en cliniques, le réseau sera en mesure d’assurer une offre de services plus étendue, en diminuant les coûts globaux et en améliorant la pertinence de chaque examen. En bout de piste, c’est la population qui en sortira gagnante », a poursuivi la Dre Vander Stelt.

La Dre Dominique Deschênes, présidente du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), a donné son appui à la démarche de  MQRP: « Le Collège québécois des médecins de famille assure son soutien à cette démarche, qui favorisera une équité d’accès à l’imagerie pour tous les patients, en plus de faciliter les démarches d’investigation par l’imagerie. Les médecins de famille pourront ainsi effectuer leurs diagnostics plus efficacement et répondre aux besoins de la population dans les meilleurs délais. De plus, moins de patients seront référés aux urgences pour obtenir une échographie ou traiter des complications liées aux délais », a-t-elle déclaré.

Madame Valérie Martel, présidente de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) a tenu à donner l’appui de l’ensemble des étudiants en médecine québécois à la démarche en ces termes: « Nous pensons qu’il est essentiel, dans le système de santé où nous allons bientôt soigner les patients, que ce soit aussi facile pour un médecin de prescrire un examen d’imagerie que pour le patient de le passer, peu importe que l’examen soit réalisé en clinique ou à l’hôpital. La couverture publique de toute l’imagerie va faciliter l’atteinte de ces deux objectifs. »

Le Dr Alain Vadeboncoeur a conclu ainsi: « Nous croyons que la couverture publique de l’ensemble de l’imagerie est non seulement souhaitable, mais aisément réalisable et relativement peu coûteuse, surtout en regard de ses impacts positifs structurants sur le système de santé. »