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Assurer l’accès : 10 propositions pour vraiment améliorer l’accès à la première ligne

Mémoire de MQRP présenté à la commission parlementaire sur le projet de loi 20
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18 mars 2015 — Ce mémoire a été présenté à l’Assemblée nationale par Dre Isabelle Leblanc, présidente de MQRP ainsi que Dre Saïdeh Khadir et Dr Francis Livernoche, conseiller(ère) de MQRP aux audiences de la Commission sur la santé et les services sociaux sur le projet de loi 20.
Voir la vidéo de la présentation

MQRP joint sa voix aux nombreux regroupements de médecins et aux directions des facultés de médecine qui dénoncent le projet de loi 20, craignant ses effets prévisibles négatifs.

MQRP déplore les difficultés d’accès en temps utile aux services de première ligne, particulièrement dans certaines régions, de même que l’attente souvent déraisonnable pour les soins spécialisés, qui peut même affecter la survie.

Au lieu de tenter d’agir sur les comportements individuels des médecins en leur imposant des normes chiffrées, le gouvernement doit plutôt identifier les problèmes systémiques d’accès et agir sur les facteurs pouvant rendre plus efficace le système public et améliorer la santé de l’ensemble de la population.

Au lieu d’imposer une solution unique, le gouvernement aurait intérêt à reconnaitre les initiatives des acteurs du terrain et à s’en inspirer pour en favoriser le développement sur une plus large échelle.

Le gouvernement doit s’attaquer à des facteurs sur lesquels il a déjà le pouvoir d’agir rapidement plutôt que d’entrainer l’ensemble du réseau dans une réforme d’envergure aux lendemains très incertains.

MQRP présente 10 propositions pour améliorer l’accessibilité pour tous les patients et assurer que les soins médicalement requis seront disponibles pour tous.

  1. Accroître l’offre de services en réduisant le nombre de médecins non-participants;
  2. Faciliter l’accès aux examens d’imagerie diagnostique en retirant leur exclusion hors hôpital de la couverture de la Loi sur l’assurance maladie;
  3. Abolir les frais accessoires pour les soins médicalement requis;
  4. Rendre accessibles sans frais les services des autres professionnels de la santé (couverture publique);
  5. Améliorer le transfert d’informations entre omnipraticiens et spécialistes;
  6. Encourager et généraliser les rendez-vous en accès adapté;
  7. Reconnaître la diversité des lieux et des types de pratique des omnipraticiens sans décourager une pratique consacrée exclusivement à la prise en charge;
  8. Respecter la liberté de choix des patients;
  9. Maintenir les services publics;
  10. Favoriser la démocratie et la concertation;