Rapport de MQRP 2012 – Mixité en radiologie : cas de figure d’une privatisation bien entamée

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Ceux qui ont imaginé notre système public de santé québécois avaient aussi comme préoccupation de le protéger et d’en assurer la pérennité. Ils se doutaient qu’en permettant aux médecins la mixité de pratique, il ne serait peut- être qu’un éphémère château de cartes. La mixité de pratique, privée et publique, fut donc interdite dès le départ par la Loi sur l’assurance maladie.

Mais ils n’avaient pas tout prévu. L’imagerie médicale est un cas de figure éloquent pour illustrer les problèmes engendrés par la mixité de pratique : les médecins radiologistes peuvent dispenser les mêmes actes, médicalement nécessaires, au privé et au public, à cause de l’exclusion de certains actes de la couverture publique lorsqu’ils sont dispensés hors établissement.

Le résultat n’est pas réjouissant. L’imagerie médicale au Québec se trouve dans une situation difficile, qui nous préoccupe comme médecins et comme citoyens. Alors que trop souvent le privé en santé nous est présenté comme une solution aux problèmes, on verra dans ce rapport qu’il n’est qu’une fausse solution, ouvrant la porte à des problèmes fondamentaux d’accès, d’organisation et d’équité.

L’imagerie médicale privée est à cet égard un exemple emblématique, riche d’enseignement. Certes, ce rapport s’intéresse d’abord à cette pratique, mais il présente également une mise en garde pour l’ensemble des champs de pratique médicaux, alors que notre système public est de plus en plus sous tension et menacé par d’autres enjeux similaires.

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