Rapport annuel 2015 – À quel prix ? : Réflexion sur les modes de rémunération des médecins et leurs impacts sur le système public de santé

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Le 18 mars 2015, Médecins québécois pour le régime public (MQRP) était invité à présenter son mémoire sur le projet de loi 20. À cette occasion, le ministre de la Santé et des Services sociaux questionna les représentant-­‐e-­‐s de MQRP en ces termes : « Compte tenu de vos orientations pourquoi vous ne nous proposez pas le salariat des médecins ? […] Je suis sûr qu’au MQRP vous avez déjà eu une réflexion sur la rémunération des médecins ». Ce à quoi la présidente de MQRP, Dre Isabelle Leblanc, rétorqua : « Ça va même être le sujet de notre rapport annuel cette année ». Chose promise, chose due. De fait, comment éluder la question de la rémunération des médecins qui, dans les dernières années, fait l’actualité. En ces temps d’austérité, et à l’heure de la course au déficit zéro, la rémunération des médecins, qui s’élevait à 5,72 milliards au Québec en 2013 gruge une part considérable des deniers publics. Impossible d’éviter l’éléphant dans la pièce.

D’emblée, ce sujet nous apparait sous deux angles : primo, celui de la quantité, soit l’enveloppe budgétaire associée à la rémunération des médecins ; secundo, celui de la forme, soit les modes de rémunération. Dans le présent rapport, nous avons choisi de débroussailler le sujet en nous interrogeant sur les modes de rémunération, avec en tête la question suivante : y a-­t­‐il un mode de rémunération – ou des caractéristiques d’un mode -­‐ qui favorise la pérennité et la force d’un système public de santé ? Nous ne viendrons pas à bout de la question, qui s’avère plus complexe qu’il n’y parait. Le présent rapport n’est donc pas un énoncé de position, mais une amorce de réflexion pour permettre d’ouvrir la discussion. D’autant qu’entre les extrêmes apparents que constituent le salariat et la rémunération à l’acte, des mondes se déploient, de la capitation à des formes diverses de mixité. Et le diable est dans les détails…

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